Cabinet des réflexions

Un « cabinet des réflexions », mélange de curiosités ou se croisent des classiques de lapeinture, des animaux étranges, des objets de notre quotidien, un capharnaüm témoin des goûts de son propriétaire, du hasard de ses trouvailles, entre fascination, accumulation et obsession.

Pas de logiciel de retouche utilisé ici pourcréer cet effet, juste un sujet, de l’eau, de la lumière et un appareil photo.

Des reflets en mouvement pour déformer les sujets afin d’en altérer le réalisme. Ces reflets nous laissent une vision étrange, parfois presque dérangeante de ce que nous croyons connaître.Une photographie réelle, concrète, pure qui accule notre esprit entre réalité et imaginaire.

Pluie de printemps

Les « images du printemps », traduction littérale de « Shunga », scènes de sexe explicites très présentes dans les estampes japonaises, ont en partie inspiré cette série, un clin d’oeil à cette culture japonaise qui continue à fasciner les artistes par ses aspects poétiques et ses excès.

Toujours avec l’aide de l’eau, sans retouches numériques, cette nouvelle série aux accents pointillistes évoque les jeux de l’amour, ces scènes de l’intime passionnées qui nous appartiennent à tous, un langage des corps qui s’abandonnent.

Cette partie souvent cachée de l’art fascine pourtant toujours autant, un petit goût d’interdit qui éveille nos sens, nos appétits que les bonnes moeurs réprouvent par trop

souvent?

L’inconscient déplié

Une réflexion autour du fonctionnement de la mémoire, de la construction de l’esprit humain.

Un toile peinte par étapes selon des épisodes importants de ma vie. A chaque étape, une reproduction du reflet de cette toile dans une eau mouvementée. Un code pour les couleurs de cette peinture abstraite, un autre pour les perturbations de l’eau.

L’eau joue alors le rôle du temps, de la subjectivité pour altérer notre souvenir. Elle déforme la réalité passée jusqu’à nous laisser des réminiscences, des souvenirs imparfaits.

Nous nous construisons grâce au passé et au présent pour construire notre avenir. Mais que reste-t-il de notre passé à part des souvenirs déformés? Alors nous construisons sur cette subjectivité, ce flou qui nous permet de tirer tant de conclusions différentes. Notre conscience comme chef d’orchestre de tous ces éléments comme ces couches de peintures que nous ne voyons plus, déjà recouvertes en partie par de nouvelles touches de peinture.

Quand les manèges dorment.

 Cette nouvelle série, moins plasticienne, plus photographique, présente une série de photographies de manèges ou attractions de fêtes foraines de nuit.

Des paysages urbains étranges et improbables qui nous ramènent à des références cinématographiques d’épouvante, le temps suspendu dans un lieu connu pour ses lumières, le bruit. Quand les manèges dorment.

 

Réflexions sur l’eau

L’eau est là, en nous, autour de nous mais elle n’a pas d’image. Nous ne la représentons que par le reflet qu’elle nous donne du monde ou la déformation qu’elle applique. Alors, si nous prenons un détail dans une étendue d’eau, nous voyons le monde autrement. Notre esprit divague pour créer sa version de cette abstraction partie du concret.

D’une photographie des plus simples et réaliste, nous voyons des tableaux, des références à des peintres, des photographes.

Preuve que l’homme cherche à retrouver l’équilibre de la nature dans son art.